Maison de la Canne, Trois Ilet Martinique

Maison de la Canne MartiniqueTous les pays ont leur histoire. L’humanité, au fil des siècles, a connu différents évènements caractéristiques d’époques successives, dont l’ensemble définit son identité cultuelle. Les musées sont les témoins des temps passés. Ils nous apprennent beaucoup de choses sur ce qu’a été la vie de nos ancêtres. Pour une île comme la Martinique, il y a beaucoup d’histoires à raconter et les musées s’en chargent.

J’ai visité, avec ma famille, la Maison de la Canne ; un musée installé au sein de l’ancienne distillerie de Vatable, et qui retrace l’histoire de la production en Martinique de la canne à sucre et du Rhum. Une visite qui a été très instructive.

Cet endroit historique se situe à 2 pas de notre studio à l'Anse Mitan

Beyond The Beach

L’Habitation Vatable devenue Maison de la canne

La Maison de la canne est un musée situé dans la commune des trois îlets en Martinique. Elle est abritée par l’habitation Vatable – du nom des anciens propriétaires – vendue aux enchères en 1904. Justin Mario qui l’avait acquit à l’époque, sera autorisé en 1916 à la transformer en distillerie pour la production de rhum. La distillerie va fonctionner jusqu’en 1962 où la production sera arrêtée. Quelques décennies après, elle sera transformée en un musée et sera cédée au conseil régional pour abriter la Maison de la Canne.

Mais une maison de la canne, pourquoi ? On pourrait se poser la question, mais la réponse n’est pas bien difficile à comprendre. En effet, la canne à sucre a marqué la Martinique de son empreinte. Elle représente pour l’île, une ressource de civilisation en ce sens qu’elle a forgé les aspects de la vie et continue d’influencer les mentalités. Aujourd’hui encore, la canne à sucre demeure la seconde production agricole de la Martinique, grâce au rhum.

La maison de la canne présente donc aux visiteurs, avec une chronologie étonnante, l’histoire de la canne à sucre en Martinique. On y retrouve des outils de travail de la canne à sucre, des objets d’époque, des panneaux avec des textes et images qui informent fidèlement les visiteurs sur les étapes de la production et la transformation de la canne à sucre.

 

Deux heures pour faire le tour du musée

Le musée remonte jusqu’aux périodes de l’esclavage, montrant comment, à l’origine, l’industrie sucrière s’appuyait sur le travail des esclaves. La vie quotidienne de ces derniers sur les plantations est bien représentée. Personnellement, cela m’a rappelé beaucoup d’histoires que ma grand-mère nous racontait sur la période de l’esclavage, quand on était encore enfants. L’époque des usines centrales est aussi abordée avec la crise sucrière et les étapes de transformation du rhum.

La Maison de la Canne ouvre ses portes tous les jours sauf les lundis. Son personnel est très accueillant et vous présente brièvement les lieux dès votre arrivée. L’entrée est à 3 euros et la visite se fait en deux heures. Pour notre cas, à moi et ma famille, nous étions allés un jour où l’accès était gratuit, mais nous n’avons pu faire tout le tour parce qu’on était surpris par le temps.

Cependant, il faut noter que la visite n’est pas guidée et demande donc un petit effort de lecture. Personnellement, cela ne m’a pas posé de problème, mais mon garçon de huit ans s’était vite lassé de lire. Aussi, on aurait bien aimé faire quelques photos, mais cela n’était pas permis.

Toutefois, si vous êtes en visite sur l’île aux fleurs, je vous recommande vivement la visite de ce musée. Vous apprendrez à coup sûr des choses intéressantes.

 

Pour aller plus loin à l'Anse Mitan

Découvre sur ce même site

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.